Poèmes, récitations,comptines de notre enfance. Bons ou mauvais souvenirs ?
La rose fraîche et vermeille Ouvre son cœur à l’abeille ; La blonde fille du ciel Buvant son âme odorante, Sur la fleur s’endort mourante, Ivre d’arôme et de miel. Cette rose, c’est ta bouche. Oh ! Bienheureuse la mouche Pour qui la fleur doit s’ouvrir...
Aujourd'hui, jour d'arrivée des 4 otages français, Joëlle Mah.....pense à ce poème "LiBERTE" de Paul Eluard Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J’écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches...
Message de Joëlle M. : Il y a un peu plus d'un mois disparaissait Georges MOUSTAKI, c'était un chanteur et un grand poète ; dans la rubrique "poésies": Le Métèque. Merci Joëlle. Avec ma gueule de métèque De Juif errant, de pâtre grec Et mes cheveux...
L’homme était bon, sûr Avec sa fourche et sa charrue. Il n’eut même pas le temps De rêver pendant qu’il dormait. Il fut laborieusement pauvre, Il valait un seul cheval. Son fils est aujourd’hui très orgueilleux Et vaut plusieurs automobiles. Il...
L’hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche, Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche, Avec une cousine on sort se promener… - Et ne vous faites pas attendre pour dîner, Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries, Vu sous les arbres noirs...
Songes-tu parfois, bien-aimée, Assise près du foyer clair, Lorsque sous la porte fermée Gémit la bise de l’hiver, Qu’après cette automne clémente, Les oiseaux, cher peuple étourdi, Trop tard, par un jour de tourmente, Ont pris leur vol vers le Midi ;...
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village Fumer la cheminée,...
Offert par Joëlle à l'occasion du " PRINTEMPS DES POETES ": Hommage à PABLO NERUDA à l'occasion des 40 ans de sa disparition. Vous voulez en savoir plus sur cet immense poëte, auteur du " Chant Général " : un clic ICI Il meurt lentement celui qui ne voyage...
- Hé ! Bonjour monsieur l'Hiver ! Ça faisait longtemps... Bienvenue sur notre terre, Magicien tout blanc. - Les montagnes t'espéraient ; Les sapins pleuraient ; Les marmottes s'indignaient ; Reviendra-t-il jamais ? - Mes patins s'ennuyaient ; Mes petits...
es murs crépis, de pauvres toits, Un pont, un chemin de halage, Et le moulin qui fait sa croix De haut en bas, sur le village. Les appentis et les maisons S'échouent, ainsi que choses mortes. Le filet dort : et les poissons Sèchent, pendus au seuil des...
ous aurons des lits pleins d'odeurs légères, Des divans profonds comme des tombeaux, Et d'étranges fleurs sur des étagères, Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux. Usant à l'envi leurs chaleurs dernières, Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,...
Un escargot se croyant beau, Se croyant gros, se moquait d'une coccinelle. Elle était mince, elle était frêle ! Vraiment, avait-on jamais vu un insecte aussi menu ! Vint à passer une hirondelle Qui s'esbaudit du limaçon. Quel brimborion, s'écria-t-elle...
Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne. Quatrevingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne Ne sont jamais allés à l'école une fois, Et ne savent pas lire, et signent d'une croix. C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime. L'ignorance...
La lune était sereine et jouait sur les flots. - La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise, La sultane regarde, et la mer qui se brise, Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots. De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare. Elle écoute......
Dans la cuisine où flotte une senteur de thym, Au retour du marché, comme un soir de butin, S’entassent pêle-mêle avec les lourdes viandes Les poireaux, les radis, les oignons en guirlandes, Les grands choux violets, le rouge potiron, La tomate vernie...
Qu'elle était belle, ma Frégate, Lorsqu'elle voguait dans le vent ! Elle avait, au soleil levant, Toutes les couleurs de l'agate ; Ses voiles luisaient le matin Comme des ballons de satin ; Sa quille mince, longue et plate, Portait deux bandes d'écarlate...
· Tu Tu m'as quitté par toutes les portes Tu m'as laissé dans tous les déserts Je t'ai cherchée à l'aube et je t'ai perdue à midi Tu n'étais nulle part où j'arrive Qui saurait dire le Sahara d'une chambre sans toi La foule d'un dimanche où rien ne te...
À la première Pâque il fleurie des lilas La terre est toute verte oublieuse d'hiver Tout le ciel est dans l'herbe et se voit à l'envers À la première Pâque À la Pâque d'été j'ai perdu mon latin Il fait si bon dormir dans l'abri d'or des meules Quand le...
· Je te nomme maître de l'éphémère Toi le gardien du nom Toi l'emblème des insolences Toi le mastondonte farceur qui joue à la bête mythologique et prend plaisir à étirer le temps Quand on te fête comme une idole Bartabas t'a sevré et pris pour Confident...
De sa fourrure blonde et brune Sort un parfum si doux, qu'un soir J'en fus embaumé, pour l'avoir Caressé une fois, rien qu'une. C'est l'esprit familier du lieu; Il juge, il préside, il inspire Toutes choses dans son empire; Peut-être est-il fée, est-il...
Ma chienne, la Chougna, n'est pas, certes une bête ! Nous rentrons. Sous mes mains fourrant sa grosse tête, Elle sent un sermon venir et se tient coi. Je la prends par l'oreille, et je lui dis : - Pourquoi Te comportes-tu mal, Chougna, devant le monde...
· Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne : un simple béret gris avec le cœur en paix. Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule. Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme. Enroulée à mes bras comme un volubilis,...
La maman du petit homme Lui, dit un matin : "À seize ans, t'es haut tout comme "Notre huche à pain... "À la ville tu peux faire "Un bon apprenti ; "Mais, pour labourer la terre. "T'es ben trop petit, mon ami ! "Dame, oui !" Vit un maître d'équipage Qui...
emain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, J e partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien...
Voilà les feuilles sans sève Qui tombent sur le gazon, Voilà le vent qui s’élève Et gémit dans le vallon, Voilà l’errante hirondelle Qui rase du bout de l’aile L’eau dormante des marais, Voilà l’enfant des chaumières Qui glane sur les bruyères Le bois...