Poèmes, récitations,comptines de notre enfance. Bons ou mauvais souvenirs ?
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et...
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait...
ignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil. Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las...
eanne était au pain sec dans le cabinet noir, Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir, J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture, Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité, Repose...
Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie, Et s'est vêtu de broderie, De soleil luisant, clair et beau. Il n'y a bête ni oiseau Qu'en son jargon ne chante ou crie : Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie. Rivière,...
'est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant...
ar les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers Picoté par les blés, fouler l'herbe menue: Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai à rien: Mais l'amour infini me montera...
Ma chaumière aurait, l'été, la feuillée des bois pour parasol, et l'automne, pour jardin, au bord de la fenêtre, quelque mousse qui enchâsse les perles de la pluie, et quelque giroflée qui fleure l'amande. Mais l'hiver, - quel plaisir, quand le matin...
coute! – Ecoute ! – C’est moi, c’est Ondine qui frôle de ces gouttes d’eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée...
L'ombre qui sous la lune Tombait, longue et pâle, des dunes, Longeait la grève et dentelait la mer. De loin en loin, apparaissaient des phares Qui se mouvaient, jaunes et verts, Avec des gestes sur la mer. Le vieux chercheur d'épaves rares Fouille le...
Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites. Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes. Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... - Ecoutez bien ceci : Tête-à-tête, en pantoufle,...
Il pleut. J'entends le bruit égal des eaux ; Le feuillage, humble et que nul vent ne berce, Se penche et brille en pleurant sous l'averse ; Le deuil de l'air afflige les oiseaux. La bourbe monte et trouble la fontaine, Et le sentier montre à nu ses cailloux....
Il pleut. J'entends le bruit égal des eaux ; Le feuillage, humble et que nul vent ne berce, Se penche et brille en pleurant sous l'averse ; Le deuil de l'air afflige les oiseaux. La bourbe monte et trouble la fontaine, Et le sentier montre à nu ses cailloux....
Marthe filait, assise en haut sur le palier. Son fuseau de sa main roula sur l'escalier ; Elle leva sur moi son regard sans mot dire ; Et, comme si son oeil dans mon coeur eût pu lire, Elle m'ouvrit ma chambre et ne me parla pas. Le chien seul en jappant...
La terre a mis sur ses épaules rondes Sa mantille d’abeilles. Il n’est pas un oiseau au monde Qui ne parle avec le soleil. On entend rire les fontaines Sur leur lit de pommes de pin Et mille rondes enfantines Se nouer au bord des chemins Déjà les jonquilles...
e! Dieu, si j'eusse étudié Au temps de ma jeunesse folle, Et à bonnes mœurs dédié, J'eusse maison et couche molle, Mais quoi! je fuyais l'école Comme fait le mauvais enfant. En écrivant cette parole A peu que le cœur ne me fend. François Villon
Poëme proposé par Joëlle et dans l'air du temps. A l'origine chanté par Barbara, mais je l'aime beaucoup par Catherine Ribeiro.
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Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon coeur D'une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l'heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure Et je m'en vais Au vent mauvais Qui m'emporte Deçà, delà, Pareil à la Feuille...
Proposé par Joëlle M.
Une suggestion de Joëlle : Bravo !
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