Poèmes, récitations,comptines de notre enfance. Bons ou mauvais souvenirs ?
C'est une horloge en châtaignier, Au long coffre à la mode antique, Que dut longuement travailler -Quelque Michel-Ange rustique Au bas, le sonneur de biniou - Fait face au sonneur de bombarde, Durant qu'au fronton un hibou -De ses grands yeux ronds vous...
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ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras,...
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La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue : Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à...
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Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue, Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue, Où par les...
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C'est un petit chat noir effronté comme un page, Je le laisse jouer sur ma table souvent. Quelquefois il s'assied sans faire de tapage, On dirait un joli presse-papier vivant. Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ; Longtemps, il reste là,...
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Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait Bien posé sur un coussinet, Prétendait arriver sans encombre à la ville. Légère et court vêtue elle allait à grands pas ; Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile, Cotillon simple, et souliers plats. Notre laitière...
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– À quinze ans à peine, aux bancs de Terre-Neuve, Pauvres p'tits "graviers", pourquoi partez-vous ? – Dame ! il le faut ben : notre mère est veuve, Et l'on n'a plus d'pain à manger chez nous ! – Quand vient février, vers les mers lointaines, Pauvres p'tits...
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Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ? Combien ont disparu, dure et triste fortune ? Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan...
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Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe, L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe, Belle, et toutes deux joyeuses, ô douceur ! Voyez, la grande sœur et la petite sœur Sont assises au seuil du jardin, et sur elles Un bouquet d'œillets...
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'accuse la Misère, et je traîne à la barre Cet aveugle, ce sourd, ce bandit, ce barbare, Le Passé ; je dénonce, ô royauté, chaos, Tes vieilles lois d'où sont sortis les vieux fléaux ! Elles pèsent sur nous, dans le siècle où nous sommes, Du poids de l'ignorance...
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